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Suis-je une fausse timide, ou une fausse extravertie ?

J’en parlais dans mon précédent article : la rentrée en cube, pour se faire des amis, ce n’est pas facile. D’autant plus que depuis quelques années, je pense souffrir de fausse timidité. Mais est-ce vraiment le cas ? Et qu’est-ce donc qu’une fausse timide (ou une fausse extravertie) ?

Depuis la primaire, j’ai toujours été le boute-en-train du groupe. Toujours la première à faire rire, dès le matin (souvent à mes dépends, par autodérision), à parler fort, à être sur la piste de danse pendant les fêtes de mes ami-e-s… On m’a souvent qualifiée d’une fille très sympa, facile à vivre, vers qui on apprécie de se diriger…
Mais voilà, depuis quelques temps, j’ai fait un constant qui n’est pas très rassurant : et si tout cela était construit ? Et si j’étais si bruyante, parce que j’ai peur que l’on m’oublie, et non pas parce que j’avais vraiment des choses à dire ? En plus, pendant les fêtes de famille, danser s’apparente pour moi à un cauchemar… (Qui a dit que tou-te-s les noir-e-s savaient parfaitement danser ?) Et si j’allais uniquement vers les gens par peur d’être seule ? Je l’ai appris à mes dépends : si je n’ai plus l’air aussi avenante, beaucoup moins de personnes vont spontanément vers moi. Et à ce moment-là, si je ne me bouge pas les fesses, je peux bel et bien me retrouver seule…
Je serais donc une fausse extravertie ? Une fille qui en fait trop pour cacher ses malaises et son mal-être ? Parce qu’évidemment, rire de soi avant que les autres ne le fasse est quand même bien plus simple !
Mais voilà, je n’ai depuis quelques temps plus envie d’être si facile à vivre. Je veux aussi pouvoir être chiante, triste, de mauvaise humeur, et être autant appréciée qu’avant… Difficile, n’Est-ce pas ? Comment puis-je être au centre du groupe, quand parfois je n’ai qu’une envie, c’est de m’isoler pour pleurer/écouter de la musique/avancer dans mon bouquin/les trois à la fois ?

Il faut faire ce qu’il faut : accepter que je ne suis pas si extravertie que cela.

Mais après avoir accepté cela est arrivé quelque chose de tout aussi agaçant : de fausse extravertie, je suis devenue fausse timide ! Voilà qu’au sein d’un groupe, j’ai maintenant des difficultés à intervenir, pensant que les autres savent mieux que moi et que je ferais mieux de me la fermer et écouter… Quelle plaie !
Et c’est ce syndrome qui m’a posé problème à la rentrée. En effet, au sein de groupes déjà formés depuis un an, comment s’intégrer si l’on n’arrive qu’à rester à l’écart et/ou écouter ?
Je me suis donc, depuis la première fois depuis le début de ma scolarité, retrouvée seule pendant certaines pauses, en me criant mentalement de me lever pour aller voir les autres tout en sortant mon livre (ou mon téléphone). Et même au sein d’un groupe, j’étais beaucoup plus calme, et n’osais pas affirmer ma vraie personnalité. Pendant un temps, j’ai vraiment cru que j’allais être comme ça toute l’année, cette version plus nuancée de moi même, qui rit mais pas trop fort, qui parle mais n’est pas trop trash, qui s’assume mais pas trop, et surtout, qui se dévalorise constamment pour ne pas avoir l’air envahissante…
Je ne m’en suis pas totalement remise, mais petit à petit, j’apprends à de nouveau être moi-même grâce à ceux de ma classe qui me mettent à l’aise, et ça fait un bien fou !

Et qu’en je parle d’être moi-même, je ne parle pas de cette pile d’énergie qui ne s’arrête jamais (cette place est prise par un garçon de ma classe, et à observer, c’est absolument fascinant), y compris quand ça ne va pas, mais d’être cette fille parfois extravertie, qui va parler fort de ce qui lui tient à cœur, mais aussi de cette fille parfois timide, qui va préférer écouter plutôt que parler, et s’isoler quand elle en éprouve le besoin !

Je suis aussi une vraie timide avec les garçons et les filles qui m’intimident, parce qu’ils me plaisent, ou tout simplement parce que je ne me sens pas à leur niveau, disons (c’est mal, je sais, et je travaille dessus). Avec eux, toute une vie et tous les efforts ne suffisent pas à me mettre à l’aise, et être seuls avec eux est très proche du bonheur absolu mais aussi de la torture. Là, vraiment, si vous avez une solution, je suis preneuse…
(Je mourrai seule.)

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La rentrée en cube

Oui, je sais, comme à mon habitude, je suis en retard. Mais voilà mon poste sur la rentrée en cube.

Comme pour tous les collégiens (sauf les 6èmes, ces veinards), les lycéens et évidemment les prépas, ma rentrée a eu lieu le 1er septembre. A 8heures du matin. Aïe.

Après une réunion s’étant plutôt transformée en pep talk introductif (qui ne sera malheureusement jamais aussi bien que celui là : https://www.youtube.com/watch?v=l-gQLqv9f4o ), me voilà dans une nouvelle classe. Heureusement, je connaissais déjà quelqu’un dans la classe, ce qui m’a permis d’avoir un point repère dès le début, puisque je ne connaissais pas la seule autre cube de ma classe.
Etre une élève cube dans une classe de 2ème année est en fait assez étrange. Tout le monde te regarde avec des yeux ronds, en te considérant comme celle qui a vécu les concours, celle qui SAIT (Qui connaît les bails, diraient les jeunes). D’un point de vue scolaire, tout va bien : j’ai gardé exactement les mêmes profs et horaires ou presque, je ne suis pas dépaysée. D’un point de vue relationnel, c’est une autre paire de manches. Je suis frappée d’un nouveau mal : la Fausse Timidité (qui sera l’objet d’un prochain article). M’intégrer dans cette nouvelle classe est plus compliqué que prévu. Et oui, contrairement à la 1ère année ou tout le monde est perdu, cette fois, je suis seule à devoir rattraper le train en marche !

Les cours sont eux moins déroutants : si en culture générale (en lettre comme en philosophie) le thème a changé, et les cours avec, pour le reste, c’est la même chose, ou presque. En économie, le cours est presque le même, la seule variante étant l’actualité (et oui, l’an dernier, on ne s’attendait pas à une telle chute du cours du pétrole !), et les réponses aux questions posées par les élèves qui complètent le cours. Mais ce n’est pas une mauvaise chose, cela me permet de bien comprendre le cours, et surtout de le ficher pendant ce temps (ce qui me laisse plus de temps le soir pour l’approfondissement, et d’autres matières). En maths, le cours et les exercices sont les mêmes, mais mon retard (et ma mémoire sélective) était tel que je ne me rends compte de rien. Et en langues, c’est à la fois la même chose et différent : encore et toujours des traductions et des points d’actualité, mais cette fois, mes professeurs ont changé, les méthodes de sont pas les mêmes, et les exercices non plus (et heureusement !)

Au niveau du travail, la différence est flagrante. Je suis beaucoup plus attentive en cours (DORMIR PLUS est la clé ! Je n’hésite parfois pas à me coucher à 22h30, voire 21h30 en cas de faiblesse), ce qui me permet de mieux comprendre. J’ai bien conscience de mes points faibles, et sais comment les résoudre : la grammaire et les thèmes en langues, les théories en ESH, tout en maths…
La seule chose qui me manque, c’est des journées de 40 heures pour pouvoir tout faire !
Heureusement, quelque chose qui m’a fait défaut l’an dernier, c’est une motivation qui dure. J’ai lu quelque part que la plupart des gens abandonnaient leur régime au bout de 9 jours. J’ai donc attendu avec anxiété les 9 jours qui ont suivi la rentrée, mais heureusement, je n’ai pas flanché ! Et voilà qu’au bout de 17 jours, mon système fonctionne plutôt bien : quand j’en ai marre (comme ce soir), je fais autre chose. Quand je sens que j’en ai sous le pied, je travaille plus. (En fait, il s’agit un peu de la méthode Zermati mais dans le travail : comme lui préfère l’écoute des sensations de faim aux régimes, je préfère me faire confiance, et ajuster mon travail selon les besoins !)

Je ne sais pas encore où tout cela va me mener, mais ce qui est sûr, c’est que j’ai plus travaillé ces dernières semaines qu’en plusieurs mois de deuxième année de prépa (hors période de révision bien sûr). J’ai hâte de voir ce qu’il en sera dans plusieurs mois !