Failure isn't fucking up, it's giving up, You gotta look at yourself and make a change

Changer de cap, et se laisser porter par la vague

White and Black Sail Boat on Ocean

       Un jour, un ami à moi m’a demandé ma raison de vivre. Au moment de lui répondre, je me suis rendue compte que dans les faits… je n’en avais pas toujours. Parfois, c’est la peur de la mort qui me fait avancer. Ou alors, la peur de blesser mes proches. Mais ma réponse de l’époque fut tout autre. La principale raison, c’était qu’en fait… Eh bien, la vie, ça n’était pas si mal ! Comme je fonctionnais telle un cycle économique, mes phases de dépression finissaient toujours par être suivies de phases d’expansion. Au moment où j’ai répondu à la question de mon ami, j’enchaînais continuellement ces deux phases. Pourtant, lorsque j’allais mal, il était difficile de me dire que si je tenais une, deux, trois ou quatre semaines de plus, ça irait mieux… A l’inverse, quand j’allais mieux, je niais l’existence même des périodes creuses.
Mais, depuis bientôt deux mois, j’ai tout simplement décidé de changer de cap. J’ai arrêté de raisonner en termes de phases positives et négatives. De gains et de pertes. Plutôt que de me voir comme une personne différente à chaque fois, j’ai décidé d’accepter ma dualité, de me laisser porter, et de me servir de mes bons comme de mes mauvais moments pour avancer. Et j’ai découvert avec joie que ça m’allait tellement mieux !

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L'Enfer, c'est les Autres

La norme, première barrière à l’amitié femmes-hommes

enfants AFH

       Il est pour moi inconcevable de ne pas avoir d’amis garçons. Mon premier souvenir, en maternelle, est d’avoir été entourée d’un groupe d’amis avec qui je pouvais jouer dans la cour. Quand il fallait rire, courir, je le pouvais. Mais, quand je me faisais mal, ils étaient aussi là pour me consoler, et non pas me traiter de « mauviette ». Sans compter que dans le lot, j’avais deux amoureux (pas en même temps, mais grâce à cette praticité enfantine qui me fascine encore aujourd’hui, j’arrivais à alterner avec une autre amie pour que personne ne soit désœuvré). Je jouais à la guerre, j’étais considérée comme un ovni par un certain nombre de filles, mais, pour eux, j’étais simplement… leur amie. Pas du même genre qu’eux, certes, mais, puisque je savais mimer un fusil, qu’importe qui j’étais ? Encore aujourd’hui, c’est comme ça que je considère une amitié idéale : pure, simple, au-delà des stéréotypes de genre, où chacun et chacune se contente d’être la personne qu’elle désire être. Alors, pourquoi est-ce si difficile à l’âge adulte ?

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L'Enfer, c'est les Autres, You gotta look at yourself and make a change, You is kind, you is smart, you is important

Pourquoi apprendre l’allemand ? Pour se valoriser.

       silver and gold coin

       La langue de Goethe est mon premier amour. Non pas que ça m’amuse d’apprendre les déclinaisons, les verbes irréguliers, ou de parler une langue où la petite fille est genrée au neutre. Mais parce que déjà, j’aime l’Allemagne et les Allemands, et il faut bien parler leur langue pour communiquer avec eux et lire leurs livres (Cornelia Funke dans mon <3). Ensuite, parce que j’ai un rapport très spécial avec l’Allemagne : j’ai commencé l’allemand avant mes 6 ans, et chaque année passée sans aller outre-Rhin est pour moi une année perdue  : en 22 ans, ça a dû arriver moins de 5 fois, et je retourne avec joie y vivre un semestre à la rentrée. Mais surtout, parce que l’allemand sait trouver les mots pour me toucher.

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L’amour dure 3 ans

Time sablier

       Trois ans. Trois ans que j’ai écrit mon premier article sur ce blog. J’aimerais pouvoir fièrement fêter ce 3e anniversaire, mais malheureusement, étant fidèle à moi-même, je n’ai pas tenu plus de 4 mois avant de disparaître dans les méandres d’internet.
Trois ans, c’est très long. Entre-temps, j’ai énormément changé. J’ai terminé mon année de cube (j’aurais aimé pouvoir dire sereinement, mais disons que j’ai survécu, en réussissant mes concours, c’est l’essentiel non ?), intégré une école, et j’ai raté ma première année, une fois, puis deux. Mais, j’ai aussi grandi, et, j’oserais-je même dire, mûri. Sans compter que certaines choses ne varient jamais : je suis toujours un monstre de procrastination, et en termes de bazar, je dirais que c’est même pire !

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Failure isn't fucking up, it's giving up

Gros passage à vide

Depuis le mardi de la première semaine des vacances de la Toussaint, rien ne va plus : je travaille très peu, je déprime et mange beaucoup, j’ai arrêté le sport…

Alors que les vacances de la Toussaint sont censées être l’occasion de rattraper son retard, voire de prendre de l’avance, et de se reposer, je n’ai rien fait de tout ça… (Au moins, j’ai vu des amies)

Au contraire, je me suis enfoncée dans le merveilleux monde des mangas (après tout, pourquoi faire prépa alors que je pourrais rejoindre l’équipage de Monkey D. Luffy et partir à l’aventure ?), j’ai totalement sombré dans mes travers alimentaires, je n’ai plus couru ni fait de POP Pilates ou presque…

Résultat, je me suis transformée en larve paresseuse, incapable de travailler plus de deux heures, avec une chambre dans un bordel sans nom, qui s’essouffle en prenant les escaliers, et qui préfère s’isoler pour se morfondre… Et n’osant pas se remette sur les rails parce que c’est bien connu, la reprise, c’est  bien trop difficile !

Alors, ai-je retrouvé mes travers de l’an dernier ? Est-ce que je n’aurais pas mieux fait d’intégrer, pour jouir de ma paresse tranquillement en école ?

Je ne pense pas. Voici donc mon plan d’action.

1: Ne rien regretter. Oui, j’ai pris du retard dans mon travail. Et alors ? Il n’est pas si grand, on s’en rend compte quand on s’y met. Je travaille déjà à le rattraper.

2: Me coucher tôt et manger. J’ai cru, pendant un temps, que je pourrais rattraper mon retard en dormant moins et en travaillant pendant ma pause du midi. C’est jeudi après-midi, lorsque j’étais tellement épuisée que je ne pouvais plus me tenir droite sur ma chaise en cours, que je me suis rendue compte de mon erreur (et encore, j’ai eu de la chance, j’ai vraiment cru pendant un moment que j’allais m’effondrer !). Et puis, le midi, c’est aussi et surtout l’occasion de sociabiliser…

3: Me remettre au sport. C’est fait, depuis ce weekend. Et qu’est-ce que ça fait du bien ! Non seulement avec le  blabla des endomorphines, mais  aussi pour la confiance en soi (et oui, même si je suis une coureuse débutante, un arrêt d’un mois n’est pas fatal ! La reprise est difficile, mais largement faisable. Et après une activité intense, on n’a qu’une seule envie, manger équilibré pour ne pas ruiner tous ces efforts…. Ce qui met de meilleure humeur, et dans de meilleures conditions pour travailler !

 

J’espère bien, d’ici une à deux semaines, écrire un article pour raconter comment je suis parvenue  à remonter la pente. Je me suis déjà pavée le chemin. Maintenant, il ne reste plus qu’à le prendre, ce coquin.

 

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One month in : le Bilan

Et voilà. Ca fait maintenant exactement un mois et un jour que la prépa a repris. Que je recommencé à avoir cours tous les matins à 8h. A avoir 10 heures de maths par semaine. A avoir peu de devoirs, mais toujours plein de choses à faire. Voilà maintenant un mois que je suis officiellement une Cube.

Et vous savez quoi ? Ca va.
J’ai déjà eu mes premiers DS (suivis de mes premières mauvaises notes). J’ai déjà eu mon premier coup de blues. Mais je survis. Mieux : je vais bien.

Je travaille beaucoup mieux cette année. Pas autant que je ne le voudrais et que je le devrais, mais je travaille bien, régulièrement. Je commence petit à petit à trouver ma place dans la classe. J’ai repris le sport.

Alors, que s’est-il passé ? Pourquoi n’ai-je pas agi ainsi dès la première année ? Et comment être sûre que je ne vais pas retrouver ma si bonne amie, la glande ?

Pour la glande, je ne sais pas si elle va me rattraper. Comment pourrais-je le savoir ? Mais j’en doute. J’ai maintenant un rythme régulier de travail, et ça me plaît. Aussi étrange que ça puisse paraître, j’aime rester travailler au lycée. Toutes les matières que j’étudie sont intéressantes (sauf les maths mais là il n’y a rien à faire, juste serrer les dents). En fait, j’ai la même relation avec le travail qu’avec le sport. Je suis paresseuse, il est toujours plus simple de rester sans rien faire et de se trouver des excuses. Pendant la séance ça fait mal, on transpire, on est tenté d’abandonner, et en plus le lendemain ça laisse des courbatures qui te font marcher en canard (ou glapir au moindre étirement). C’est la même chose quand je travaille. C’est long, c’est chiant, ça demande de se concentrer, ça me donne faim, et en plus quand j’ai terminé je suis crevée. Mais comme le sport, quand j’y réfléchis, j’aime ça. Pendant un exercice (de Pop Pilates ou de maths, c’est selon), je peux trouver du plaisir. Et le sentiment de satisfaction que j’éprouve après l’avoir terminé vaut toutes les souffrances !
Pour l’organisation du travail, c’est bien simple : je me fais beaucoup plus confiance. Au lieux de me prévoir des chapitres entiers à réviser en un seul jour, j’ai réparti beaucoup de choses sur toute l’année (je ne peux donc pas me permettre de prendre beaucoup de retard !). Pas de bachotage, quitte à me prendre une mauvaise note au contrôle, car une seule chose compte : être prête pour les concours. C’est vrai que ce n’est pas toujours facile d’être une cube avec de mauvaises notes, mais je préfère cela au fait de consacrer une semaine à réviser une matière pour un seul contrôle, et prendre du retard dans les autres.
Au niveau de moral, je m’interdis les aprems chez moi à ne rien faire (et ça me force à travailler au lycée), je suis indulgente avec moi même (je ne travaille plus une fois chez moi) et je ne m’éloigne plus de mes amis (même si c’est compliqué, lorsqu’ils sont à l’étranger). Et si je ne me sens pas très bien, je m’occupe de moi. Je ne me force pas à travailler, je « perds » une heure pour ne pas perdre une journée (ou pire encore, comme l’année dernière, des semaines entières !)

Voilà donc les conditions pour un premier mois de cube (assez) réussi :
– un travail efficace et régulier
– une activité quotidienne (oui, oui) qui nous plaît : pour moi, c’est la lecture (au moins 1h30 par jour, merci les longs trajets) et le sport (merci Blogilates !)
– un entourage disponible : Oui, il est totalement légitime de ne pas envoyer deux, ni trois, ni quatre, mais bien 9 messages tous très longs d’affilée à son meilleur ami pour parler de son mal être !
– se rappeler que tout cela à un but, et qu’on y a déjà survécu une fois. Alors, pourquoi pas deux, et si possible mieux ?

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Suis-je une fausse timide, ou une fausse extravertie ?

J’en parlais dans mon précédent article : la rentrée en cube, pour se faire des amis, ce n’est pas facile. D’autant plus que depuis quelques années, je pense souffrir de fausse timidité. Mais est-ce vraiment le cas ? Et qu’est-ce donc qu’une fausse timide (ou une fausse extravertie) ?

Depuis la primaire, j’ai toujours été le boute-en-train du groupe. Toujours la première à faire rire, dès le matin (souvent à mes dépends, par autodérision), à parler fort, à être sur la piste de danse pendant les fêtes de mes ami-e-s… On m’a souvent qualifiée d’une fille très sympa, facile à vivre, vers qui on apprécie de se diriger…
Mais voilà, depuis quelques temps, j’ai fait un constant qui n’est pas très rassurant : et si tout cela était construit ? Et si j’étais si bruyante, parce que j’ai peur que l’on m’oublie, et non pas parce que j’avais vraiment des choses à dire ? En plus, pendant les fêtes de famille, danser s’apparente pour moi à un cauchemar… (Qui a dit que tou-te-s les noir-e-s savaient parfaitement danser ?) Et si j’allais uniquement vers les gens par peur d’être seule ? Je l’ai appris à mes dépends : si je n’ai plus l’air aussi avenante, beaucoup moins de personnes vont spontanément vers moi. Et à ce moment-là, si je ne me bouge pas les fesses, je peux bel et bien me retrouver seule…
Je serais donc une fausse extravertie ? Une fille qui en fait trop pour cacher ses malaises et son mal-être ? Parce qu’évidemment, rire de soi avant que les autres ne le fasse est quand même bien plus simple !
Mais voilà, je n’ai depuis quelques temps plus envie d’être si facile à vivre. Je veux aussi pouvoir être chiante, triste, de mauvaise humeur, et être autant appréciée qu’avant… Difficile, n’Est-ce pas ? Comment puis-je être au centre du groupe, quand parfois je n’ai qu’une envie, c’est de m’isoler pour pleurer/écouter de la musique/avancer dans mon bouquin/les trois à la fois ?

Il faut faire ce qu’il faut : accepter que je ne suis pas si extravertie que cela.

Mais après avoir accepté cela est arrivé quelque chose de tout aussi agaçant : de fausse extravertie, je suis devenue fausse timide ! Voilà qu’au sein d’un groupe, j’ai maintenant des difficultés à intervenir, pensant que les autres savent mieux que moi et que je ferais mieux de me la fermer et écouter… Quelle plaie !
Et c’est ce syndrome qui m’a posé problème à la rentrée. En effet, au sein de groupes déjà formés depuis un an, comment s’intégrer si l’on n’arrive qu’à rester à l’écart et/ou écouter ?
Je me suis donc, depuis la première fois depuis le début de ma scolarité, retrouvée seule pendant certaines pauses, en me criant mentalement de me lever pour aller voir les autres tout en sortant mon livre (ou mon téléphone). Et même au sein d’un groupe, j’étais beaucoup plus calme, et n’osais pas affirmer ma vraie personnalité. Pendant un temps, j’ai vraiment cru que j’allais être comme ça toute l’année, cette version plus nuancée de moi même, qui rit mais pas trop fort, qui parle mais n’est pas trop trash, qui s’assume mais pas trop, et surtout, qui se dévalorise constamment pour ne pas avoir l’air envahissante…
Je ne m’en suis pas totalement remise, mais petit à petit, j’apprends à de nouveau être moi-même grâce à ceux de ma classe qui me mettent à l’aise, et ça fait un bien fou !

Et qu’en je parle d’être moi-même, je ne parle pas de cette pile d’énergie qui ne s’arrête jamais (cette place est prise par un garçon de ma classe, et à observer, c’est absolument fascinant), y compris quand ça ne va pas, mais d’être cette fille parfois extravertie, qui va parler fort de ce qui lui tient à cœur, mais aussi de cette fille parfois timide, qui va préférer écouter plutôt que parler, et s’isoler quand elle en éprouve le besoin !

Je suis aussi une vraie timide avec les garçons et les filles qui m’intimident, parce qu’ils me plaisent, ou tout simplement parce que je ne me sens pas à leur niveau, disons (c’est mal, je sais, et je travaille dessus). Avec eux, toute une vie et tous les efforts ne suffisent pas à me mettre à l’aise, et être seuls avec eux est très proche du bonheur absolu mais aussi de la torture. Là, vraiment, si vous avez une solution, je suis preneuse…
(Je mourrai seule.)

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La rentrée en cube

Oui, je sais, comme à mon habitude, je suis en retard. Mais voilà mon poste sur la rentrée en cube.

Comme pour tous les collégiens (sauf les 6èmes, ces veinards), les lycéens et évidemment les prépas, ma rentrée a eu lieu le 1er septembre. A 8heures du matin. Aïe.

Après une réunion s’étant plutôt transformée en pep talk introductif (qui ne sera malheureusement jamais aussi bien que celui là : https://www.youtube.com/watch?v=l-gQLqv9f4o ), me voilà dans une nouvelle classe. Heureusement, je connaissais déjà quelqu’un dans la classe, ce qui m’a permis d’avoir un point repère dès le début, puisque je ne connaissais pas la seule autre cube de ma classe.
Etre une élève cube dans une classe de 2ème année est en fait assez étrange. Tout le monde te regarde avec des yeux ronds, en te considérant comme celle qui a vécu les concours, celle qui SAIT (Qui connaît les bails, diraient les jeunes). D’un point de vue scolaire, tout va bien : j’ai gardé exactement les mêmes profs et horaires ou presque, je ne suis pas dépaysée. D’un point de vue relationnel, c’est une autre paire de manches. Je suis frappée d’un nouveau mal : la Fausse Timidité (qui sera l’objet d’un prochain article). M’intégrer dans cette nouvelle classe est plus compliqué que prévu. Et oui, contrairement à la 1ère année ou tout le monde est perdu, cette fois, je suis seule à devoir rattraper le train en marche !

Les cours sont eux moins déroutants : si en culture générale (en lettre comme en philosophie) le thème a changé, et les cours avec, pour le reste, c’est la même chose, ou presque. En économie, le cours est presque le même, la seule variante étant l’actualité (et oui, l’an dernier, on ne s’attendait pas à une telle chute du cours du pétrole !), et les réponses aux questions posées par les élèves qui complètent le cours. Mais ce n’est pas une mauvaise chose, cela me permet de bien comprendre le cours, et surtout de le ficher pendant ce temps (ce qui me laisse plus de temps le soir pour l’approfondissement, et d’autres matières). En maths, le cours et les exercices sont les mêmes, mais mon retard (et ma mémoire sélective) était tel que je ne me rends compte de rien. Et en langues, c’est à la fois la même chose et différent : encore et toujours des traductions et des points d’actualité, mais cette fois, mes professeurs ont changé, les méthodes de sont pas les mêmes, et les exercices non plus (et heureusement !)

Au niveau du travail, la différence est flagrante. Je suis beaucoup plus attentive en cours (DORMIR PLUS est la clé ! Je n’hésite parfois pas à me coucher à 22h30, voire 21h30 en cas de faiblesse), ce qui me permet de mieux comprendre. J’ai bien conscience de mes points faibles, et sais comment les résoudre : la grammaire et les thèmes en langues, les théories en ESH, tout en maths…
La seule chose qui me manque, c’est des journées de 40 heures pour pouvoir tout faire !
Heureusement, quelque chose qui m’a fait défaut l’an dernier, c’est une motivation qui dure. J’ai lu quelque part que la plupart des gens abandonnaient leur régime au bout de 9 jours. J’ai donc attendu avec anxiété les 9 jours qui ont suivi la rentrée, mais heureusement, je n’ai pas flanché ! Et voilà qu’au bout de 17 jours, mon système fonctionne plutôt bien : quand j’en ai marre (comme ce soir), je fais autre chose. Quand je sens que j’en ai sous le pied, je travaille plus. (En fait, il s’agit un peu de la méthode Zermati mais dans le travail : comme lui préfère l’écoute des sensations de faim aux régimes, je préfère me faire confiance, et ajuster mon travail selon les besoins !)

Je ne sais pas encore où tout cela va me mener, mais ce qui est sûr, c’est que j’ai plus travaillé ces dernières semaines qu’en plusieurs mois de deuxième année de prépa (hors période de révision bien sûr). J’ai hâte de voir ce qu’il en sera dans plusieurs mois !

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Ranger est aisé, mais trier, c’est plus compliqué !

Depuis quelques jours, je m’attelle à une tâche fastidieuse, quoi qu’amusante lorsqu’on a la bonne playlist pour passer le temps : ranger ma chambre.

J’ai toujours été quelqu’un de bordélique, avec et ma chambre est à l’image de ma personnalité. Seulement, voilà, il arrive parfois des moments et je suis contrainte de ranger : lorsque j’ai de la visite (quoique parfois, je ne suis pas prévenue à l’avance, et là il n’y a rien à faire), sous la menace de mort de mes parents, et avant chaque rentrée.

Sauf que, depuis près de 10ans, je range de la même façon : mes cours des années précédentes, je les mets dans un tiroir/un coin de ma bibliothèque, mes feuilles volantes dans un autre, et mes cahiers encore dans un autre. Mes habits, je les entasse dans mon armoire, ou je les mets au dessus de celle-ci. Mais voilà, le moment fatidique est arrivé : je n’ai plus de place ! Alors, la semaine dernière, j’ai du faire quelque chose de très difficile pour la nostalgique que je suis : jeter ! J’ai beaucoup jeté : mes cours que je ne relirai jamais (je sais que je n’ai plus besoin de mes cours de CE2, mais quel pincement au cœur j’ai eu au moment de m’en débarrasser ! J’ai vidé tous mes tiroirs, et pour chaque objet que j’y ai remis, je me suis demandée : « En ai-je vraiment besoin ? Cela va-t-il m’apporter quelque chose ? »

(à ce propos, ce court article – http://bulletjournal.com/what-to-keep/ – du concepteur du bullet journal, dont j’espère pouvoir parler dans quelques semaines, m’a beaucoup aidé)

Et malheureusement, pour beaucoup de choses, la réponses était la même : NON.

Aujourd’hui, je me suis attelée au plus difficile : mon armoire ! J’ai tellement de mal à me séparer de mes habits… Et pourtant, c’est ce que je vais faire. Tous les vêtements trop petits (mais voyons, si je maigris, je pourrais les remettre ! (Enfin pas tous. N’exagérons pas. Je referais le tri avec quelques kilos en moins, et me séparerai des vêtements trop grands)), les vêtements plein de souvenirs (je l’ai acheté à 2 livres à Londres !), les  vêtements déchirés, les chaussettes célibataires (et si je retrouve sa jumelle?)

Et avec tout ça, non seulement mon armoire est bien remplie, mais en plus, je redécouvre des vêtements !

Car le plus bête dans tout ça, c’est que tout ce que je stockais, je ne m’en servais pas. Mes vieux agendas, je ne les lisais pas, je dois porter à tout casser 10% de ma penderie…

J’ai décidé d’aller de l’avant, pour être une meilleure personne, plus équilibrée, mieux organisée… Et je ne peux pas le faire tant que je vivrais entourée de tout ce dont j’ai trop peur de me séparer. Avec la rentrée si proche, il est temps de me lancer, et sans filets !

Autre avantage de cette longue période de rangement : j’ai découvert les Ted Talks, ces conférences de personnalités toutes plus diverses et enrichissantes que les autres. Leur vision du bonheur, de la réussite…Etc sont exactement de quoi j’avais besoin pour me réassurer sur mes choix récents, en particulier (mais pas que ) sur le choix de la cube, pour que, quoi qu’il en résulte, je n’ai pas à le regretter ! Je ne vous en recommande aucun en particulier. Ecoutez les tous. C’est tout. (Mais bon, si vous n’avez pas toute une vie, écoutez au moins la playlist « A better you ».)

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Parce qu’il faut bien commencer…

Bon. Voici mon premier article. Le premier article de mon premier vrai blog. Parce que si j’ai résisté à l’appel du légendaire skyblog au collège, j’avais bien un petit blog tout rose plein de chevaux, où j’ai posté avec enthousiasme pendant environ deux semaines. J’en ai d’ailleurs, oh détresse, perdu l’url. Bref.

La question que vous vous posez sans doute, est : Pourquoi ce blog ?

Et c’est vrai, pourquoi une novice en écriture (qui n’a pas osé écrire quelque chose de concret depuis la 3e), n’ayant pas la moindre fibre artistique (outre la musicale) créerait-elle un blog public ?

Pour comprendre, il faut déjà savoir qui je suis.

Qui je suis ? Qui je suis ? Je suis le gardien des âmes perdues, Je suis le très puissant la très agréable bloggeuse qui s’égare dès le début de son premier article.

Plus sérieusement, je suis une élève en deuxième année de classe préparatoire ECE, qui entame sa 3e année de prépa (et oui, je cube). J’ai avant tout créé ce blog parce que lorsque que j’ai vraiment décidé que j’allais cuber (vers mars, même si j’y avais déjà songé avant), je n’ai trouvé que très peu de blogs et articles vraiment parlants en lien avec cette année si étrange, encore moins au sein des prépas économiques et commerciales ! Alors, je me suis dit, pourquoi pas moi ?

Cependant, je ne me limite pas à ma vie d’élève en prépa, et ce ne sera pas non plus le cas de ce blog. Comme son nom le laisse présager, j’entends bien parler de tout et de n’importe quoi ! Car oui, je suis un sacré bazar, même si j’aimerais bien, pour une fois, réussir à m’en soigner. (ce qui ne veut pas dire que je souhaite à terme, oh malheur, être parfaitement organisée !)

Alors préparez-vous à des articles sur la survie en prépa lorsqu’on est cube, mais aussi sur mes tentatives (que j’espère concluantes) d’organisation de mon espace, de ma tête, de mon alimentation, de mon sport… Egalement sur la sévère tendance à la procrastination que je dois combattre, la solide confiance en moi que je vais essayer de me construire, ma transition vers le nappy, la sortie de ma zone de confort, ma découverte toujours plus approfondie du féminisme et de tout ce qui l’entoure…Et de tant d’autres choses encore !

Bonne lecture,

Lilimi