L'Enfer, c'est les Autres, You is kind, you is smart, you is important

Liebesfähig, aber leider nicht beziehungsfähig

Silhouette Photo of Man Leaning on Heart Leaf Shape Tree during Dawn

       J’ai toujours aimé lire des histoires d’amour. Un de mes livres préférés, en primaire, s’appelait Lettres d’amour de 0 à 10, et racontait l’histoire d’amour/amitié entre Ernest, un jeune garçon orphelin, solitaire et taciturne, et Victoire, une petite boule d’énergie issue d’une famille de 14 enfants qui va chambouler son quotidien morose. Mon premier livre en allemand, lu en primaire également, s’appelait Verliebt, verlobt, verflixt, et racontait l’histoire d’amour entre une maîtresse d’école et son fiancé, qui prenait tellement de place pendant le cours en l’appelant pour dire qu’il l’aimait, que les élèves se sont sentis directement impliqués dans leur relation. D’ailleurs, les deux ouvrages sont de la même autrice, Susie Morgenstern ! Je sais désormais qui blâmer.
Résultat ? En CE2, je rêvais déjà d’amour, et d’un garçon doux, timide et intelligent, dont je pourrais chambouler le quotidien. (Étrangement, je ne rêvais pas d’un jeune homme à harceler par téléphone sur son lieu de travail. Comme quoi, tout n’est pas perdu, je sais un minimum me détacher de mes lectures…)

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L'Enfer, c'est les Autres

Je ne dis mot, et pourtant, je ne consens pas

cup of ea

       Il y a quelques mois, j’ai eu la chance de pouvoir inviter dans mon école la rédactrice en chef de Madmoizelle, Clémence Bodoc, pour un débat sur le consentement. Elle avait commencé par une parabole : celle du salon de thé.
Dans un salon de thé, la personne qui nous sert ne va pas essayer de deviner ce que l’on veut consommer. Elle va nous demander ce que l’on veut, et nous laisser choisir sur une carte avec différents produits. On peut prendre un thé, comme attendu. Mais dans un salon de thé, on peut aussi prendre un café. Ou même une pâtisserie. Et, j’ajouterais que la carte elle-même peut évoluer selon la saison, pour se réinventer… Ou tout simplement en fonction des goûts du client. Mais en séduction ? Ça n’est pas le cas. On s’attend ce que tu commandes du thé, on va parfois te le servir, et dans les cas les plus graves, te forcer à le boire. Mais cette vidéo en parle mieux que moi. C’est cette fameuse « zone grise » : lorsque le consentement n’est pas clair, implicite, ou parfois tout simplement imaginé. Mais laissons de côté la culture du viol pour aujourd’hui. Si la parabole de Clémence m’a autant affectée, c’est parce que chez moi elle dépasse le cadre de la séduction. Il y a bien un produit que l’on m’apporte sans me demander mon avis. Et ce, depuis longtemps. Au point de m’en dégoûter la plupart du temps. Ce produit, c’est le contact physique.

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You gotta look at yourself and make a change, You is kind, you is smart, you is important

Entre Peter Pan et le Capitaine Crochet, je refuse de choisir

England, London, Hyde Park, Statue of Peter Pan : Photo

       J’ai toujours adoré les enfants. Pour des raisons évidentes. Ils sont mignons, ont la peau toute douce, des grosses joues qu’on ne peut que couvrir de bisous… Et quand ils s’accrochent à moi avec leurs petites mains, mon cœur s’emplit de joie. (Sauf quand ils ont plus de 10 ans et font déjà presque ma taille. Mon dos !)
Je n’aime pas tous les enfants du monde, évidemment. Ceux de ma famille (et mes louveteaux, bien qu’à moindre mesure évidemment) prennent déjà bien trop de place. J’ai toujours chéri les relations que j’ai pu nouer avec eux. Ce sont des relations si pures, si simples, si honnêtes ! Etre à leurs côtés me fait tellement de bien. Indépendamment de mes plus grosses périodes de déprime cette année, mes obligations scoutes m’ont contrainte à consacrer toute mon énergie à une quinzaine de petits monstres dans une forêt de Normandie, et ce pendant un week-end minimum chaque mois. Même quand j’avais passé la nuit précédente à dormir 3 heures à cause de cauchemars et de crises de panique. Résultat, je rentrais de chaque sortie épuisée physiquement, mais ressourcée mentalement. Si seulement on m’avait dit plus tôt que soigner un panaris et servir des raviolis en boite chauffés au feu de bois était l’un des meilleurs traitement contre la dépression ! J’en aurais gagné, du temps. Lire la suite « Entre Peter Pan et le Capitaine Crochet, je refuse de choisir »

Failure isn't fucking up, it's giving up, You gotta look at yourself and make a change

Changer de cap, et se laisser porter par la vague

White and Black Sail Boat on Ocean

       Un jour, un ami à moi m’a demandé ma raison de vivre. Au moment de lui répondre, je me suis rendue compte que dans les faits… je n’en avais pas toujours. Parfois, c’est la peur de la mort qui me fait avancer. Ou alors, la peur de blesser mes proches. Mais ma réponse de l’époque fut tout autre. La principale raison, c’était qu’en fait… Eh bien, la vie, ça n’était pas si mal ! Comme je fonctionnais telle un cycle économique, mes phases de dépression finissaient toujours par être suivies de phases d’expansion. Au moment où j’ai répondu à la question de mon ami, j’enchaînais continuellement ces deux phases. Pourtant, lorsque j’allais mal, il était difficile de me dire que si je tenais une, deux, trois ou quatre semaines de plus, ça irait mieux… A l’inverse, quand j’allais mieux, je niais l’existence même des périodes creuses.
Mais, depuis bientôt deux mois, j’ai tout simplement décidé de changer de cap. J’ai arrêté de raisonner en termes de phases positives et négatives. De gains et de pertes. Plutôt que de me voir comme une personne différente à chaque fois, j’ai décidé d’accepter ma dualité, de me laisser porter, et de me servir de mes bons comme de mes mauvais moments pour avancer. Et j’ai découvert avec joie que ça m’allait tellement mieux !

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L'Enfer, c'est les Autres

La norme, première barrière à l’amitié femmes-hommes

enfants AFH

       Il est pour moi inconcevable de ne pas avoir d’amis garçons. Mon premier souvenir, en maternelle, est d’avoir été entourée d’un groupe d’amis avec qui je pouvais jouer dans la cour. Quand il fallait rire, courir, je le pouvais. Mais, quand je me faisais mal, ils étaient aussi là pour me consoler, et non pas me traiter de « mauviette ». Sans compter que dans le lot, j’avais deux amoureux (pas en même temps, mais grâce à cette praticité enfantine qui me fascine encore aujourd’hui, j’arrivais à alterner avec une autre amie pour que personne ne soit désœuvré). Je jouais à la guerre, j’étais considérée comme un ovni par un certain nombre de filles, mais, pour eux, j’étais simplement… leur amie. Pas du même genre qu’eux, certes, mais, puisque je savais mimer un fusil, qu’importe qui j’étais ? Encore aujourd’hui, c’est comme ça que je considère une amitié idéale : pure, simple, au-delà des stéréotypes de genre, où chacun et chacune se contente d’être la personne qu’elle désire être. Alors, pourquoi est-ce si difficile à l’âge adulte ?

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Pourquoi apprendre l’allemand ? Pour se valoriser.

       silver and gold coin

       La langue de Goethe est mon premier amour. Non pas que ça m’amuse d’apprendre les déclinaisons, les verbes irréguliers, ou de parler une langue où la petite fille est genrée au neutre. Mais parce que déjà, j’aime l’Allemagne et les Allemands, et il faut bien parler leur langue pour communiquer avec eux et lire leurs livres (Cornelia Funke dans mon <3). Ensuite, parce que j’ai un rapport très spécial avec l’Allemagne : j’ai commencé l’allemand avant mes 6 ans, et chaque année passée sans aller outre-Rhin est pour moi une année perdue  : en 22 ans, ça a dû arriver moins de 5 fois, et je retourne avec joie y vivre un semestre à la rentrée. Mais surtout, parce que l’allemand sait trouver les mots pour me toucher.

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Failure isn't fucking up, it's giving up, You gotta look at yourself and make a change

L’amour dure 3 ans

Time sablier

       Trois ans. Trois ans que j’ai écrit mon premier article sur ce blog. J’aimerais pouvoir fièrement fêter ce 3e anniversaire, mais malheureusement, étant fidèle à moi-même, je n’ai pas tenu plus de 4 mois avant de disparaître dans les méandres d’internet.
Trois ans, c’est très long. Entre-temps, j’ai énormément changé. J’ai terminé mon année de cube (j’aurais aimé pouvoir dire sereinement, mais disons que j’ai survécu, en réussissant mes concours, c’est l’essentiel non ?), intégré une école, et j’ai raté ma première année, une fois, puis deux. Mais, j’ai aussi grandi, et, j’oserais-je même dire, mûri. Sans compter que certaines choses ne varient jamais : je suis toujours un monstre de procrastination, et en termes de bazar, je dirais que c’est même pire !

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Failure isn't fucking up, it's giving up

Gros passage à vide

Depuis le mardi de la première semaine des vacances de la Toussaint, rien ne va plus : je travaille très peu, je déprime et mange beaucoup, j’ai arrêté le sport…

Alors que les vacances de la Toussaint sont censées être l’occasion de rattraper son retard, voire de prendre de l’avance, et de se reposer, je n’ai rien fait de tout ça… (Au moins, j’ai vu des amies)

Au contraire, je me suis enfoncée dans le merveilleux monde des mangas (après tout, pourquoi faire prépa alors que je pourrais rejoindre l’équipage de Monkey D. Luffy et partir à l’aventure ?), j’ai totalement sombré dans mes travers alimentaires, je n’ai plus couru ni fait de POP Pilates ou presque…

Résultat, je me suis transformée en larve paresseuse, incapable de travailler plus de deux heures, avec une chambre dans un bordel sans nom, qui s’essouffle en prenant les escaliers, et qui préfère s’isoler pour se morfondre… Et n’osant pas se remette sur les rails parce que c’est bien connu, la reprise, c’est  bien trop difficile !

Alors, ai-je retrouvé mes travers de l’an dernier ? Est-ce que je n’aurais pas mieux fait d’intégrer, pour jouir de ma paresse tranquillement en école ?

Je ne pense pas. Voici donc mon plan d’action.

1: Ne rien regretter. Oui, j’ai pris du retard dans mon travail. Et alors ? Il n’est pas si grand, on s’en rend compte quand on s’y met. Je travaille déjà à le rattraper.

2: Me coucher tôt et manger. J’ai cru, pendant un temps, que je pourrais rattraper mon retard en dormant moins et en travaillant pendant ma pause du midi. C’est jeudi après-midi, lorsque j’étais tellement épuisée que je ne pouvais plus me tenir droite sur ma chaise en cours, que je me suis rendue compte de mon erreur (et encore, j’ai eu de la chance, j’ai vraiment cru pendant un moment que j’allais m’effondrer !). Et puis, le midi, c’est aussi et surtout l’occasion de sociabiliser…

3: Me remettre au sport. C’est fait, depuis ce weekend. Et qu’est-ce que ça fait du bien ! Non seulement avec le  blabla des endomorphines, mais  aussi pour la confiance en soi (et oui, même si je suis une coureuse débutante, un arrêt d’un mois n’est pas fatal ! La reprise est difficile, mais largement faisable. Et après une activité intense, on n’a qu’une seule envie, manger équilibré pour ne pas ruiner tous ces efforts…. Ce qui met de meilleure humeur, et dans de meilleures conditions pour travailler !

 

J’espère bien, d’ici une à deux semaines, écrire un article pour raconter comment je suis parvenue  à remonter la pente. Je me suis déjà pavée le chemin. Maintenant, il ne reste plus qu’à le prendre, ce coquin.

 

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One month in : le Bilan

Et voilà. Ca fait maintenant exactement un mois et un jour que la prépa a repris. Que je recommencé à avoir cours tous les matins à 8h. A avoir 10 heures de maths par semaine. A avoir peu de devoirs, mais toujours plein de choses à faire. Voilà maintenant un mois que je suis officiellement une Cube.

Et vous savez quoi ? Ca va.
J’ai déjà eu mes premiers DS (suivis de mes premières mauvaises notes). J’ai déjà eu mon premier coup de blues. Mais je survis. Mieux : je vais bien.

Je travaille beaucoup mieux cette année. Pas autant que je ne le voudrais et que je le devrais, mais je travaille bien, régulièrement. Je commence petit à petit à trouver ma place dans la classe. J’ai repris le sport.

Alors, que s’est-il passé ? Pourquoi n’ai-je pas agi ainsi dès la première année ? Et comment être sûre que je ne vais pas retrouver ma si bonne amie, la glande ?

Pour la glande, je ne sais pas si elle va me rattraper. Comment pourrais-je le savoir ? Mais j’en doute. J’ai maintenant un rythme régulier de travail, et ça me plaît. Aussi étrange que ça puisse paraître, j’aime rester travailler au lycée. Toutes les matières que j’étudie sont intéressantes (sauf les maths mais là il n’y a rien à faire, juste serrer les dents). En fait, j’ai la même relation avec le travail qu’avec le sport. Je suis paresseuse, il est toujours plus simple de rester sans rien faire et de se trouver des excuses. Pendant la séance ça fait mal, on transpire, on est tenté d’abandonner, et en plus le lendemain ça laisse des courbatures qui te font marcher en canard (ou glapir au moindre étirement). C’est la même chose quand je travaille. C’est long, c’est chiant, ça demande de se concentrer, ça me donne faim, et en plus quand j’ai terminé je suis crevée. Mais comme le sport, quand j’y réfléchis, j’aime ça. Pendant un exercice (de Pop Pilates ou de maths, c’est selon), je peux trouver du plaisir. Et le sentiment de satisfaction que j’éprouve après l’avoir terminé vaut toutes les souffrances !
Pour l’organisation du travail, c’est bien simple : je me fais beaucoup plus confiance. Au lieux de me prévoir des chapitres entiers à réviser en un seul jour, j’ai réparti beaucoup de choses sur toute l’année (je ne peux donc pas me permettre de prendre beaucoup de retard !). Pas de bachotage, quitte à me prendre une mauvaise note au contrôle, car une seule chose compte : être prête pour les concours. C’est vrai que ce n’est pas toujours facile d’être une cube avec de mauvaises notes, mais je préfère cela au fait de consacrer une semaine à réviser une matière pour un seul contrôle, et prendre du retard dans les autres.
Au niveau de moral, je m’interdis les aprems chez moi à ne rien faire (et ça me force à travailler au lycée), je suis indulgente avec moi même (je ne travaille plus une fois chez moi) et je ne m’éloigne plus de mes amis (même si c’est compliqué, lorsqu’ils sont à l’étranger). Et si je ne me sens pas très bien, je m’occupe de moi. Je ne me force pas à travailler, je « perds » une heure pour ne pas perdre une journée (ou pire encore, comme l’année dernière, des semaines entières !)

Voilà donc les conditions pour un premier mois de cube (assez) réussi :
– un travail efficace et régulier
– une activité quotidienne (oui, oui) qui nous plaît : pour moi, c’est la lecture (au moins 1h30 par jour, merci les longs trajets) et le sport (merci Blogilates !)
– un entourage disponible : Oui, il est totalement légitime de ne pas envoyer deux, ni trois, ni quatre, mais bien 9 messages tous très longs d’affilée à son meilleur ami pour parler de son mal être !
– se rappeler que tout cela à un but, et qu’on y a déjà survécu une fois. Alors, pourquoi pas deux, et si possible mieux ?

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Suis-je une fausse timide, ou une fausse extravertie ?

J’en parlais dans mon précédent article : la rentrée en cube, pour se faire des amis, ce n’est pas facile. D’autant plus que depuis quelques années, je pense souffrir de fausse timidité. Mais est-ce vraiment le cas ? Et qu’est-ce donc qu’une fausse timide (ou une fausse extravertie) ?

Depuis la primaire, j’ai toujours été le boute-en-train du groupe. Toujours la première à faire rire, dès le matin (souvent à mes dépends, par autodérision), à parler fort, à être sur la piste de danse pendant les fêtes de mes ami-e-s… On m’a souvent qualifiée d’une fille très sympa, facile à vivre, vers qui on apprécie de se diriger…
Mais voilà, depuis quelques temps, j’ai fait un constant qui n’est pas très rassurant : et si tout cela était construit ? Et si j’étais si bruyante, parce que j’ai peur que l’on m’oublie, et non pas parce que j’avais vraiment des choses à dire ? En plus, pendant les fêtes de famille, danser s’apparente pour moi à un cauchemar… (Qui a dit que tou-te-s les noir-e-s savaient parfaitement danser ?) Et si j’allais uniquement vers les gens par peur d’être seule ? Je l’ai appris à mes dépends : si je n’ai plus l’air aussi avenante, beaucoup moins de personnes vont spontanément vers moi. Et à ce moment-là, si je ne me bouge pas les fesses, je peux bel et bien me retrouver seule…
Je serais donc une fausse extravertie ? Une fille qui en fait trop pour cacher ses malaises et son mal-être ? Parce qu’évidemment, rire de soi avant que les autres ne le fasse est quand même bien plus simple !
Mais voilà, je n’ai depuis quelques temps plus envie d’être si facile à vivre. Je veux aussi pouvoir être chiante, triste, de mauvaise humeur, et être autant appréciée qu’avant… Difficile, n’Est-ce pas ? Comment puis-je être au centre du groupe, quand parfois je n’ai qu’une envie, c’est de m’isoler pour pleurer/écouter de la musique/avancer dans mon bouquin/les trois à la fois ?

Il faut faire ce qu’il faut : accepter que je ne suis pas si extravertie que cela.

Mais après avoir accepté cela est arrivé quelque chose de tout aussi agaçant : de fausse extravertie, je suis devenue fausse timide ! Voilà qu’au sein d’un groupe, j’ai maintenant des difficultés à intervenir, pensant que les autres savent mieux que moi et que je ferais mieux de me la fermer et écouter… Quelle plaie !
Et c’est ce syndrome qui m’a posé problème à la rentrée. En effet, au sein de groupes déjà formés depuis un an, comment s’intégrer si l’on n’arrive qu’à rester à l’écart et/ou écouter ?
Je me suis donc, depuis la première fois depuis le début de ma scolarité, retrouvée seule pendant certaines pauses, en me criant mentalement de me lever pour aller voir les autres tout en sortant mon livre (ou mon téléphone). Et même au sein d’un groupe, j’étais beaucoup plus calme, et n’osais pas affirmer ma vraie personnalité. Pendant un temps, j’ai vraiment cru que j’allais être comme ça toute l’année, cette version plus nuancée de moi même, qui rit mais pas trop fort, qui parle mais n’est pas trop trash, qui s’assume mais pas trop, et surtout, qui se dévalorise constamment pour ne pas avoir l’air envahissante…
Je ne m’en suis pas totalement remise, mais petit à petit, j’apprends à de nouveau être moi-même grâce à ceux de ma classe qui me mettent à l’aise, et ça fait un bien fou !

Et qu’en je parle d’être moi-même, je ne parle pas de cette pile d’énergie qui ne s’arrête jamais (cette place est prise par un garçon de ma classe, et à observer, c’est absolument fascinant), y compris quand ça ne va pas, mais d’être cette fille parfois extravertie, qui va parler fort de ce qui lui tient à cœur, mais aussi de cette fille parfois timide, qui va préférer écouter plutôt que parler, et s’isoler quand elle en éprouve le besoin !

Je suis aussi une vraie timide avec les garçons et les filles qui m’intimident, parce qu’ils me plaisent, ou tout simplement parce que je ne me sens pas à leur niveau, disons (c’est mal, je sais, et je travaille dessus). Avec eux, toute une vie et tous les efforts ne suffisent pas à me mettre à l’aise, et être seuls avec eux est très proche du bonheur absolu mais aussi de la torture. Là, vraiment, si vous avez une solution, je suis preneuse…
(Je mourrai seule.)