Je mentionnais dans mon article précédent (non je n’ai pas du tout disparu 8 mois, c’était la semaine dernière vous avez rêvé) de ma première lubie de 2024 : me jeter dans l’Océan Atlantique pour entrer dignement dans la nouvelle année. Mais cette lubie a une histoire.
Il y a trois ans, mes amis s’étaient baignés le 1er janvier dans le Sud, et moi j’avais eu trop peur pour le faire (et j’étais partie plus tôt parce que je n’osais pas rester trop longtemps en vacances avec eux, par peur qu’ils se lassent de moi). Il y a deux ans, je m’étais jetée à l’eau avec eux en Normandie au Nouvel An, et ça m’avait mise dans une grande joie. Alors cette année, je voulais faire pareil. En plus, j’avoue, je suis Ascendant et Lune Cancer et askip c’est une bonne idée pour un signe d’eau de commencer l’année dans l’eau. Enfin je crois, je n’y connais rien en astrologie.
Puisque personne de ma retraite du Nouvel An ne voulait m’accompagner après la messe de minuit, têtue, j’ai enfilé mon maillot et je suis partie en claironnant que j’allais le faire toute seule. Un garçon est venu me dire à mon départ qu’il s’inquiétait, mais j’ai balayé sa remarque d’un revers de la main. It’s Like That de la Queen Mariah dans les oreilles, j’ai observé le ciel plein d’étoiles et je suis partie vers la plage de rochers. Mais voilà, les cailloux étaient couverts d’écume, la marée très basse, il faisait nuit noire, et j’ai senti que j’allais surtout me casser la figure. Mais j’y tenais à ce bain, moi ! Je n’allais pas revenir bredouille après avoir tant fait la maligne… Et puis, j’ai entendu crier mon nom. D’autres camarades étaient venus me chercher car ils s’inquiétaient ! Ils m’ont convaincue de faire demi-tour, en me promettant de m’emmener en voiture sur une plage de sable plus tard dans la soirée, et que d’abord, je ferais mieux de venir danser. Je l’ai pris pour un mensonge pour me faire changer d’avis. Mais non, deux heures plus tard, j’étais emmenée en voiture vers une superbe plage de sable, et j’ai pu me jeter dans l’eau glacée en criant. En sortant de l’eau, j’étais face aux grands sourires d’une personne les pieds dans l’eau prête à m’envelopper dans ma serviette, d’une autre qui tenait mes vêtements (ça vaaa j’étais en maillot, c’était une retraite catho), d’une autre avec mes lunettes, et d’une dernière qui attendait patiemment. En avançant vers eux, je me suis dit que c’était indéniable, il vaut mieux être seule que mal accompagnée. Mais qu’est-ce que je suis bien accompagnée désormais !

